Cycle de  la licence canonique en théologie

N.B. : On indique pour chaque enseignement sa « valeur » en « crédits européens » (E.C.), sachant qu’un crédit correspond à 7 heures de cours.

THÉOLOGIE DE LA VIE SPIRITUELLE À PARTIR DE
L’ENSEIGNEMENT DES MAÎTRES DU CARMEL


L’Alliance dans un cœur et une vie humaine : Le Château intérieur de sainte Thérèse d’Avila (avec lecture dirigée) (3E.C.)                                                                         1360
P. Jean-Marie Laurier (Professeur ordinaire)

On relira le chef-d’œuvre de sainte Thérèse comme l’accomplissement progressif, de demeure en demeure, jusqu’au « mariage spirituel », de l’Alliance offerte à l’homme dans la Révélation. Dans le contexte du Siècle d’or espagnol et de la Réforme catholique, on mettra en relief le témoignage que la première femme docteur de l’Église rend à la beauté de la grâce et à la grandeur de la liberté humaine.
 

 Un traité moderne du Saint Esprit : la Vive flamme d’amour de saint Jean de la Croix (avec lecture dirigée) (3 E.C.)                                                                                      1361
P. Jean-Marie Laurier (Professeur ordinaire)

Dans cette synthèse écrite en quelques semaines, le docteur espagnol décrit la mission et l’œuvre divinisatrice de l’Esprit. C’est en somme le « souffle de la Pentecôte » s’emparant d’une personne et d’une existence humaines. Le saint apporte aussi sa contribution à la réflexion théologique sur les processions trinitaires, l’appropriation, la « passivité » dans la réponse à la grâce.
 

 Anthropologie de l’espérance (1,5 E.C.)                                                                     1362
P. Pierre de Cointet (Professeur ordinaire)

La culture antique vivait dans une conception cyclique du temps et voyait dans l’espérance une passion sans objet réel. La révélation biblique du temps comme histoire du salut accomplie en Jésus Christ, place l’espérance au cœur de l’existence humaine. Dès Augustin se pose la question du rapport entre espérance eschatologique et engagement de l’homme dans l’histoire. À l’époque moderne, les diverses formes de sécularisation de l’eschatologie poussent la théologie à approfondir l’objet de l’espérance dans ses dimensions personnelles et communautaires. Au XXème siècle, c’est l’existence même d’un horizon eschatologique qui est mise en cause. Peut-on redécouvrir l’espérance comme détermination fondamentale de l’homme viator ?


 Je veux voir Dieu : espérance de l’homme et chemin vers Dieu (3 E.C.)                  1363
P. François Girard (Professeur ordinaire)

L’homme ne peut être pleinement heureux que dans l’amitié avec Dieu son Créateur. Comment y parvenir ? Avec le Père Marie-Eugène, une première partie montrera les perspectives de l’itinéraire et les équilibres à établir pour progresser avec sécurité, malgré la faiblesse de l'homme, vers cette destinée de bonheur. Une deuxième étape ouvrira les voies de l’emprise de Dieu qui fait les saints et les apôtres.
 

 Oraison et épanouissement des ressources de la grâce (2 E.C.)                               1329
P. Claude Sarrasin (Professeur ordinaire)

« Dieu se communique graduellement à l’homme » (CEC 53). L’oraison est une amitié qui ouvre à la collaboration avec Dieu. Le Père Marie-Eugène découvre la double richesse de l’amour de Dieu et de l’Église : « Les missions [que le Seigneur confie] jaillissent de la grâce sanctifiante elle-même (…) En cet apostolat, action et contemplation s’unissent » (JVVD 1069, 1071).